L’obésité est aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique. En France, près d’un adulte sur deux est en surpoids, et environ 18 % des adultes sont en situation d’obésité, soit près de 10 millions de personnes. Une tendance qui ne cesse de progresser, notamment chez les jeunes adultes. À l’échelle mondiale, la situation est tout aussi préoccupante : une personne sur huit vit avec l’obésité, et le nombre de cas a plus que doublé depuis 1990. Cette évolution s’accompagne de conséquences importantes sur la santé, puisque plusieurs millions de décès chaque année sont liés à un excès de poids.
L’obésité est classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une maladie chronique et récurrente. Elle résulte d’interactions complexes entre la génétique, la neurobiologie, les comportements alimentaires, l’accès à une alimentation saine et l’environnement global.
Le diagnostic de surpoids et d’obésité repose sur la mesure du poids et de la taille, ainsi que sur le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC) : poids (kg) / taille² (m²). L’IMC est un indicateur indirect de l’adiposité, et d’autres mesures, comme le tour de taille, peuvent compléter l’évaluation.
Faire du sport quand on est en situation d’obésité : par où commencer ?
L’obésité ne se résume pas uniquement à une question de poids, elle impacte profondément la qualité de vie, la mobilité, la santé cardiovasculaire et le bien-être psychologique. Face à ces constats, reprendre une activité physique apparaît essentiel.
Pourtant, lorsque l’on est en situation d’obésité, se remettre au sport peut être difficile, voire décourageant.
Contrairement aux pratiques sportives classiques, l’Activité Physique Adaptée (APA) repose sur une approche individualisée, progressive et sécurisée. Chaque séance est conçue en fonction des capacités, des contraintes physiques et des objectifs de la personne. L’objectif n’est pas la performance, mais la remise en mouvement, dans un cadre rassurant et encadré.
Cette approche permet de limiter les risques de blessure, d’améliorer progressivement la condition physique et de restaurer la confiance en soi. Elle favorise également une meilleure régulation du métabolisme, essentielle dans une démarche de perte de poids durable. En réintroduisant le mouvement de manière adaptée, on agit à la fois sur le corps et sur l’esprit.
C’est dans cette logique que s’inscrit Eden Concept. Nous proposons des programmes adaptés aux personnes en surpoids ou en situation d’obésité, avec un encadrement professionnel et une approche centrée sur la progression individuelle. L’objectif est de permettre à chacun de redevenir acteur de sa santé, à son rythme.
Recommandations de pratiques
Selon la Haute Autorité de Santé, il est recommandé d’associer plusieurs types d’activités physiques afin d’entretenir sa santé de manière globale. Les activités proposées chez Eden Concept s’inscrivent pleinement dans ces recommandations, avec des séances adaptées aux capacités et aux objectifs de chacun :
- Une activité d’endurance environ 5 fois par semaine, à intensité modérée, pendant environ 30 minutes, en augmentant progressivement
- Exemples : marche nordique, reprise de la course à pied, vélo…
- Un renforcement musculaire 2 à 3 fois par semaine, à intensité modérée
- Exemples : exercices avec appareils de musculation, charges libres, élastiques ou poids du corps
- Des exercices d’assouplissement 2 à 3 fois par semaine
- Exemples : étirements statiques ou dynamiques (cours de stretching), mobilité articulaire
L’intérêt de l’entraînement en hypoxie dans la prise en charge de l’obésité
Les personnes en situation d’obésité présentent un risque accru de pathologies métaboliques, de maladies cardiovasculaires et de certains cancers.
L’entraînement en condition hypoxique (simulation d’altitude équivalente à environ 3 000 mètres) représente aujourd’hui une approche innovante. Plusieurs études scientifiques ont montré que l’exposition à une hypoxie modérée, combinée à l’exercice, peut augmenter la dépense énergétique pour un effort physique ressenti comme moins contraignant pour les articulations.
Sur le plan métabolique, des recherches suggèrent que l’entraînement en hypoxie peut être un levier intéressant dans la prise en charge des pathologies associées à l’obésité, à condition d’être encadré et individualisé.
Parmi les effets observés :
- Amélioration de la sensibilité à l’insuline, bénéfique dans le diabète de type 2
- Stimulation d’hormones impliquées dans la régulation de l’appétit (comme la leptine)
- Contribution à la réduction de la masse grasse
- Effets positifs potentiels sur la pression artérielle et la santé cardiovasculaire
Dans le centre de Gerland, Eden Concept dispose d’une salle d’entraînement en hypoxie.
N’hésitez pas à contacter les enseignants en activité physique adaptée (EAPA) pour obtenir un accompagnement personnalisé et un devis.
Rédigé par Maëva Manniello, enseignante en Activité Physique Adaptée chez Eden Concept
Source :
- World Health Organization. (2024). Obésité et surpoids
- Reinmann, A., & Bruyneel, A. (2020). Apport de l’hypoxie dans l’activité physique chez la personne ayant une obésité : une revue narrative.
- Haute Autorité de Santé. Prescription d’activité physique et sportive – Surpoids et obésité de l’adulte.